Histoire de choux

On avait les mains abîmées ! Quand on arrivait à terre, et qu’on on avait p’t’être trois – quatre millimètres de couenne dans les mains,  dans les doigts, partout et puis qu’on caressait maman …Ben, ça lui faisait un drôle d’effet ! (rires). On avait aussi des panaris et de boutons avec le ciré qui frottait…Des choux, qu’on appelait ça, y’avait du pus, ça coulait partout…Ces cirés, ils étaient en toile et  dès qu’on débarquait, il fallait le mettre sur un cintre et mettre de l’huile dessus si on restait quelques jours à terre…Sinon, il était transparent et on était toujours trempé. Ce qui nous a changé la vie, ce sont les cirés en nylon : c’était léger, maniable pour travailler. Faudrait parler aussi des suroits. L’eau nous tombait dans le cou…Ah, c’était plaisant ces machins là ! Après, ils ont fait les cirés à capuche…c’était quand même plus pratique !

Témoins: 
Pain

Ville de la Rochelle Musée DRAC Poitou Charentes FAR Ami du musée Label Ethnopôle