Des chalutiers aux sabliers en passant pas Simca …
A la fin, j’étais un peu désenchanté : il m’arrivait de faire des belles pêches, des 15 tonnes en une marée avec 13 tonnes de merlu… Et le produit de la vente ne suivait pas. Je ne comprenais pas. J’avais l’impression d’être floué par les armateurs. Quand on m’a proposé de travailler chez Simca, j’ai accepté. La paie n’était pas la même, mais j’ai retrouvé une vie de famille et j’y ai pris goût. Quand il a eu des licenciements chez Simca, j’ai acheté un bateau mais ce n’était pas mon truc. J’ai eu la chance d’être recruté par les Sabliers de La Rochelle, l’entreprise de Gérard Gomez. J’ai ainsi participé à la construction du pont de l’île de Ré. Comme j’étais un peu casse-cou, j’ai eu quelques accidents ! Il m’arrivait de sauter sur le quai avec les amarres dans les bras… on m’appelait le « fada » !
