On allait prendre 3-4 timbales……


Il y avait un autre problème aussi pour nos femmes, surtout sur les bateaux à la part. Quand on arrivait de mer avec, admettons 20, 25 ou 30 tonnes de poisson… Qui est-ce qui débarquait ce poisson ? C’était nous ! Ca fait qu’on arrivait, mettons à minuit le soir, à l’heure de la marée.  Quand on avait déglacé les 25 ou 30 tonnes de poissons, bon… après le déglaçage, il fallait laver la cale, remonter la cale en remettant les panneaux. Ce n’était pas fini ! Après, il fallait déplacer le bateau et aller faire du gasoil. Après le gasoil, il fallait le déplacer à nouveau pour ne pas gêner le poste à gasoil…Ca fait qu’en étant arrivé à minuit, on quittait le bord, grosso modo, en moyenne…vers deux heures de l’après-midi le lendemain ! Forcément, en débauchant, les copains, parce qu’on était quand même une équipe de copains sur un bateau, on allait prendre 3-4 timbales pour se remonter le moral, c’était comme ça ! Et puis, après, on rentrait à la maison il était 3 heures. A 3 heures, on arrivait à la maison. On mangeait et il était un peu tard, alors elle avait garé l’assiette parce que tout le monde avait déjà mangé. Comme on était fatigué, on embarquait dans le canote et on allait faire la sieste. Et quand on sortait le soir, il était cinq ou six heures et il fallait aller chercher les drôles à l’école et la journée était passée.

Témoins: 
Pain

Ville de la Rochelle Musée DRAC Poitou Charentes FAR Ami du musée Label Ethnopôle