Je me rends compte maintenant que c'était un travail très dur, c'était terrible le bruit que cela pouvait faire ! C'était aussi un travail archaïque, avec la machine à vapeur. Il fallait déplacer les chaînes et tourner les gaines à la main sur les treuils, un quart d'heure d'un bord, un quart d'heure de l'autre, et cela sans arrêt ! Tous les vendredis soirs, nous ramenions la drague dans le port de La Pallice. A chaque fois, les deux porteurs se mettaient de chaque côté de la drague et nous arrivions à la rentrer comme nous pouvions car les moteurs de 300 CV ne la rendaient pas très manoeuvrante. La prise au vent était énorme et il fallait une conjugaison entre les 2 porteurs pour la rentrer dans le bassin de La Pallice, et ce n'était pas une mince affaire! Croyez-moi, pour rentrer dans le sas, ce n'était pas triste !
