J’ai été cuisinier à la pêche pendant environ 45 ans. J’ai embarqué sur l’Angoumois dans les années 72 grâce au second qui m’avait demandé : « Dédé, tiens, il manque un cuisinier sur l’Angoumois est-ce que ça t’intéresserait ? », j’ai dit «OK» ! On est allé voir le patron du bateau et l’armement et l’affaire était faite ! je suis resté 4 ans à bord de ce bon bateau. Tout se passait bien et j’étais très content : très bonne ambiance et bon équipage. Ce bateau, comme les trois quart des bateaux de cette époque là, était un pêche arrière. Il a été construit dans les années 68. C’était une des première fois que je naviguais sur un pêche arrière et j’ai apprécié la différence ! Contrairement aux chalutiers classiques sur lesquels le poisson était travaillé sur le pont, et, où, si vous me passez cette expression, les matelots se recevaient « des paquets de mer sur la gueule ! » on travaillait le poisson dans la salle de travail à l’abri. Les matelots restaient moins longtemps aux manœuvres sur le pont, juste pour monter le chalut. Après, s’il n’y avait pas d’avaries sur le chalut, tout le monde allait travailler en bas pour trier le poisson, l’étriper, le laver et le glacer.
