Un échange entre Joël Chauvet, Julien Thomas et Henri Teillet. Alors, raconte 2006
JC : Je n’ai pas de regrets, un peu de nostalgie simplement.
JT : Moi, j’en ai des regrets. Je me rends compte que c’était très dur, il faut l’admettre. C’était très dur mais cela forge une force de caractère que l’on ne peut pas trouver dans la facilité.
HT : Oui et Je n’ai jamais retrouvé une telle entente de personnes. Est-ce que vous avez vu ça ailleurs ?
JC : non, la pêche, c’est quand même quelque chose de particulier, qu’on ne retrouve pas ailleurs.
HT : S’il y avait un pépin dans la machine, tout le monde était là. Un jour, nous avons eu une avarie de machines et je devais démonter notre embrayage. Tout le monde était là. On a commencé à démonter l’embrayage à 9 heures le matin. C’était un Baudouin. L’après midi, on est allé faire les essais. Tu ne vois pas ça ailleurs tandis que sur un bateau où l’entente était bonne…
JT : Oui mais tu trouvais plus facilement ce genre d’entente sur les petits que sur les gros bateaux parceque sur les gros bateaux, il y avait des clivages : les mécaniciens d’un côté et les matelots de l’autre.
